Premier secours
Gestes de premier secours
PICTO PREMIER SECOURS
 

Dans la chaîne des secours, un maillon demeure fragile, celui qui concerne « l’alerte et les gestes d’attente », parce que le public n’est pas suffisamment informé. Un grand nombre de décès pourrait être évité par une alerte adéquate et des premiers gestes entrepris par l’entourage en attendant l’arrivée des secours spécialisés.

L'Union départementale
LOGO UNION DEPARTEMENTALE 2

L’activité de sapeur-pompier comprend un volet opérationnel mais aussi un volet associatif.

Le service départemental d’incendie et de secours du Lot dispose de 30 centres de secours. Tous ces centres possèdent leur propre réseau associatif appelé : amicale.

Au niveau départemental les amicales sont fédérées en union. On parle d’Union départementale. L’amicale est une organisation démocratique, elle procède à un vote pour déterminer ses représentants. Les représentants, présidents ou co-présidents d’amicales, sont eux-mêmes appelés à élire un représentant départemental : le président de l’union départemental.

L’amicale est le support des grands évènements des sapeurs-pompiers (Journée nationale, Sainte Barbe, journée sportive, loisirs...)

Elle a vocation à soutenir des évènements solidaires tels que le téléthon ou des œuvres de charité diverses. Les unions participent à des levées de fonds au bénéfice de l’Œuvre des Pupilles Orphelins de Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France (ODP).

L’ODP a pour but d’assurer la protection matérielle et morale des Orphelins et des familles des Sapeurs-Pompiers décédés en service commandé ou non. L’amicale s’autofinance par les manifestations qu’elle organise (loto…) et vit financièrement grâce aux généreux dons des habitants des communes défendues lors des tournées annuelles de calendriers.

Elle est chargée de défendre les intérêts des sapeurs-pompiers et de proposer un soutien social, à travers la prise en charge de mutuelle.

L’union propose également des formations premier secours.

Formation "les gestes qui sauvent" d’une durée de 2 à 3 heures, gratuite.

PSC1

Prévention Secours Civique Niveau 1 

Formation initiale de 7 heures 60,00 € avec livret

                  Recyclage 4 heures 30,00 €

PSE 

niveau 1 et 2 « Premiers secours en équipe » 35 heures  prix 250,00 €

FMA

niveau 1 et 2 « Premiers secours en équipe » 7 heures  prix 50,00€

Pour plus de renseignements veuillez contacter Delphine PAGUESSORHAYE : 06.87.53.05.38 et/ou formationsecourisme46@gmail.com

 

COVID-19

Dans le cadre de la pandémie, le secouriste doit être vigilant à sa sécurité. Il doit rester le plus possible éloigné d’une victime, se tenir suffisamment éloigné lors du contrôle de la ventilation et éviter la pratique du bouche à bouche. L’hygiène des mains, à l’issue de tous gestes de secours, sera réalisée par un lavage à l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique.

L’ensemble de ces gestes de secours ne remplace pas une formation ou une information assurée par un organisme agréé de sécurité civile.

Dans certain cas le centre d’alerte (112) des sapeurs-pompiers peut vous demander de réaliser certains gestes dans l’attente de l’arrivée des secours.

illustration ministere de la santé covid
Un corps étranger empêche la victime de respirer
étouffement

Si la victime ne peut plus parler, crier, tousser, elle s’agite, devient rouge dans un premier temps puis bleue si la situation persiste et peut perdre connaissance.

1 à 5 claques vigoureuses dans le dos (arrêtez les claques dès que le corps étranger est sorti)

S'il s'agit d'un adulte ou d'un enfant de plus d'un an, assénez-lui jusqu'à cinq claques entre les omoplates en le tenant penché vers  l'avant et en le maintenant avec votre deuxième bras. En vous tenant sur le coté de la victime vérifiez que le corps étranger soit bien expulsé.

Si ce n’est pas efficace

1 à 5 compressions abdominales ou thoraciques, méthode de Heimlich (arrêtez les compressions dès que le corps étranger est sorti). Technique : effectuez cinq compressions abdominales en plaçant vos mains, poings fermés entre le nombril et le sternum de la victime. Enfoncez fortement vos poings vers l'arrière et vers le haut. Si la victime n'éjecte par le corps étranger et qu'elle perd connaissance, déposez-la au sol, alertez les secours et commencez un massage cardiaque.

Chez une femme enceinte, à cause du bébé, il est impossible de pratiquer cette technique. Il faut donc positionner son poing au milieu du sternum. On  saisit ensuite le poing avec l'autre main et on tire d'un coup sec vers soi. La pression de l'air doit normalement expulser le corps étranger. Si ça n'est pas le cas, il faut répéter la manœuvre. Quand les voies aériennes sont dégagées, on doit quand même appeler le Samu pour vérifier qu'il n'y a pas de séquelles. Cette version de la manœuvre de Heimlich doit aussi s'appliquer pour les personnes obèses ou en surpoids.

Victimes de 0 à 1 an.

Si votre bébé est en train de s’étouffer : Tenez votre bébé entre vos avant-bras tout en supportant sa tête. Retournez-le, visage vers le sol, en le tenant fermement (appuyez vos avant-bras sur vos cuisses). Sa tête doit être plus basse que son tronc. Avec votre paume, donnez-lui cinq tapes entre les omoplates (chacun des deux os plats situés en haut du dos).

Si l’objet n’a pas été délogé, tout en maintenant sa tête, retournez votre bébé sur le dos.

Placez deux doigts au centre de sa poitrine, un doigt sous la ligne imaginaire entre les deux mamelons, et exercez cinq pressions fermes et rapides.

Continuez les poussées jusqu’à ce que l’objet soit délogé, que votre bébé pleure ou qu’il perde conscience.

Si votre bébé perd conscience, demandez une aide médicale d’urgence, pratiquez alors la réanimation cardiorespiratoire

Même si le corps étranger est sorti, prenez l'avis d'un médecin auprès du SAMU.

Enfant de plus de 1 an

Si votre enfant est en train de s’étouffer :

Agenouillez-vous derrière votre enfant et placez un bras en travers de sa poitrine pour le soutenir.

Penchez votre enfant suffisamment vers l’avant afin que l’objet délogé puisse ressortir par sa bouche, au lieu de retourner dans ses voies respiratoires.

Avec le talon de votre autre main, donnez cinq tapes fermes entre ses omoplates.

Si l’objet n’a pas été délogé, formez un poing avec une main et placez-le juste au-dessus de son nombril :

  • placez l’autre main par-dessus votre poing;
  • exercez cinq poussées rapides vers l’intérieur et le haut de son ventre.

Continuez le cycle de cinq tapes fermes dans le dos et cinq poussées abdominales jusqu’à ce que l’objet soit délogé ou jusqu’à ce que votre enfant perde conscience.

Si votre enfant perd conscience, demandez une aide médicale d’urgence (112) et demandez un DEA (défibrillateur externe automatisé) si vous êtes dans un lieu public.

Pratiquez la réanimation cardiorespiratoire

Stopper un saignement
Garrot tactique

SAIGNEMENT EXTERNE

Une hémorragie est une perte de sang prolongée qui provient d’une plaie ou d’un orifice naturel et qui ne s’arrête pas spontanément. Elle imbibe de sang un mouchoir de tissu ou de papier en quelques secondes.

Un saignement dû à une écorchure, une éraflure ou une abrasion cutanée, qui s’arrête spontanément n’est pas une hémorragie.
Le plus souvent, il est facile de constater une hémorragie. Toutefois, celle-ci peut temporairement être masquée par la position de la victime ou un vêtement particulièrement absorbant (manteau, blouson…)

Causes

L’hémorragie est généralement secondaire à un traumatisme comme un coup, une chute, une plaie par un objet tranchant (couteau), un projectile (une balle) ou une maladie comme la rupture de varice chez la personne âgée.

Risques

Les risques d’une perte abondante ou prolongée de sang sont :
pour la victime : d’entraîner une détresse circulatoire ou un arrêt cardiaque par une diminution importante de la quantité de sang dans l’organisme ;
pour le sauveteur : d’être infecté par une maladie transmissible s’il présente des effractions cutanées (plaies, piqûres) ou en cas de projection sur les muqueuses (bouche, yeux).

Action

Le sauveteur doit arrêter ou limiter la perte de sang de la victime et retarder l’installation d’une détresse qui peut entraîner la mort.
Comprimer immédiatement et fortement l’endroit qui saigne quel que soit le lieu de la plaie jusqu’à l’arrivée des secours.
Allonger la victime en position horizontale. Cette position retarde l’installation d’une détresse liée à la perte importante de sang.
Si vous ne pouvez pas maintenir la compression manuelle jusqu’à l’arrivée des secours (vous devez quitter la victime pour alerter les secours, il existe d’autres victimes à aller voir) :
Relayer la compression par :
un pansement compressif, dans la mesure du possible,
la main de la victime elle même si le pansement compressif n’est pas réalisable et si la victime peut
réaliser elle-même cette compression.
S’assurer que le sang ne coule plus sans relâcher la compression. Si le pansement compressif n’est pas suffisant reprendre la compression manuelle.
Si la compression manuelle à l’aide de la main ou avec un pansement compressif est inefficace ou
impossible (broiement de membre, nombreuses victimes, situations exceptionnelles, attentats)
et que le saignement siège au niveau d’un membre et se poursuit :

Réaliser un garrot tourniquet improvisé :

Demander de l’aide pour rassembler le matériel nécessaire
Réaliser le garrot en expliquant le geste à la victime.
Surveiller l’apparition de signes d’aggravation comme des sueurs abondantes, la sensation de froid, une pâleur intense, la sensation de soif ou des troubles de la conscience pouvant évoluer jusqu'à la perte de connaissance.

Un garrot peut être facilement réalisé à l'aide d'un foulard ou morceau de tissu suffisamment long. Réaliser 2 tours du membre avec le tissu puis faire un noeud et placer un morceau de bois ou une tige puis la bloquer par un double noeud. Procéder ensuite à une rotation du tourniquet ainsi réalisé jusqu'à l'arrêt du saignement.  Bloquer ensuite le tourniquet en position serrée.
Le garrot ne peut pas être installé en cas de plaie du cou, du thorax, de l’abdomen ou d’une plaie ou section
de membre qui siège trop près de sa racine (pli de l’aine, creux axillaire). Il faut alors maintenir la compression manuelle.
En cas d’aggravation :
contacter à nouveau les secours pour signaler cette aggravation,
pratiquer les gestes qui s’imposent si la victime perd connaissance ou présente un arrêt cardiaque

Technique

Compression avec la main
Appuyer fortement sur l’endroit qui saigne avec les doigts ou la paume de la main, en interposant une épaisseur de tissu propre recouvrant complètement la plaie (mouchoirs, torchons, vêtements). En l’absence de tissu, appuyer directement avec la main. Maintenir la compression jusqu’à l’arrivée des secours.

Pansement compressif

Si le sauveteur doit se libérer (alerte, recherche de matériel), afin d’éviter la reprise de l’hémorragie, remplacer la compression manuelle par une épaisseur de tissu (tampon) maintenue par un bandage serré, réalisé avec une bande élastique ou à défaut un lien large assez long.
Le remplacement de cette compression est impossible lorsque l’endroit qui saigne est situé au niveau du cou, de la tête, du thorax ou de l’abdomen.

Personne inconsciente
position latérale de sécurité

Face à une personne inconsciente que faire ?

Une personne inconsciente est toujours exposée à une détresse ventilatoire.

Cette situation risque toujours d'évoluer vers l'arrêt ventilatoire et circulatoire en l'absence d'intervention, alors qu'elle peut soit ne pas s'aggraver soit régresser si les gestes de premiers secours sont adaptés dans l'attente des secours médicalisés.

Le sauveteur, après avoir mis la victime au repos, doit recueillir en écoutant et en observant, les informations à transmettre pour obtenir un avis médical. La victime est le plus souvent étendue sur le dos et ne répond pas à une question simple telle que :

Comment allez-vous?

Quel est votre nom ?

et ou n'obéit pas à un ordre simple.

Serrez moi la main !

Ouvrez les yeux !

L’absence de réaction signifie que la victime est inconsciente.

Dans ce cas il faut libérer les voies aériennes

Faire alerter les secours par un témoin, ou appeler à l'aide si vous êtes seul

observer les signes d’apparition soudaine, isolés ou associés, même de très courte durée

• un accident cardiaque : douleur dans la poitrine ;
• un accident vasculaire cérébral (AVC) :
• faiblesse ou paralysie d’un bras ;
• déformation de la face ;
• perte de la vision d'un oeil ou des deux ;
• difficulté de langage (incohérence de la parole) ou de compréhension ;
• mal de tête sévère, inhabituel ;
• perte d’équilibre, instabilité de la marche ou chute inexpliquée.

Libération des voies aériennes

Cette technique doit être réalisée systématiquement avant de pouvoir apprécier la respiration chez une victime qui ne répond ou ne réagit à aucune sollicitation verbale ou physique.

Desserrer, dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la ventilation (col – cravate - ceinture)

La bascule de la tête en arrière (chez l’adulte ou l’enfant) ou la mise en position neutre (chez le nourrisson) et l’élévation du menton entraînent la langue qui, en se décollant du fond de la gorge, permet le passage de l’air.

Basculer prudemment la tête de la victime en arrière une main sur le front appuie vers le bas pour incliner la tête en arrière l'index et le majeur de l'autre main se placent sous le menton (sur l'os et non dans le creux mou du menton) et l'élèvent pour la faire avancer.

 

 

Position latérale de sécurité
Position laterale de securite

Cette technique est indiquée chez la victime qui ne répond ou ne réagit à aucune sollicitation verbale ou physique et respire.

La position latérale de sécurité permet de maintenir libres les voies aériennes supérieures de la victime en permettant l’écoulement des liquides vers l’extérieur et en évitant que la langue ne chute dans le fond de la gorge.

1er temps : Préparer le retournement de la victime

• retirer les lunettes de la victime si elle en porte
• rapprocher délicatement les membres inférieurs de l’axe du corps
• placer le bras de la victime, situé du côté sauveteur, à angle droit de son corps
• plier le coude de ce même bras en gardant la paume de la main de la victime tournée vers le haut
• se placer à genoux ou en trépied à côté de la victime, au niveau de son thorax
• saisir le bras opposé de la victime et amener le dos de la main de la victime contre son oreille, côté sauveteur
• maintenir le dos de la main de la victime pressé contre son oreille, paume contre paume
• attraper la jambe opposée de la victime, avec l’autre main, juste derrière le genou
• relever la jambe de la victime, tout en gardant le pied au sol
• s’éloigner du thorax de la victime afin de pouvoir la retourner sans avoir à reculer, si nécessaire

2e temps : Retourner la victime

• tirer sur la jambe relevée de la victime afin de la faire pivoter vers le sauveteur, jusqu’à ce que le genou touche le sol, sans brusquerie et en un seul temps
• dégager doucement la main du sauveteur située sous la tête de la victime, tout en préservant la bascule de la tête en arrière, en maintenant le coude de la victime à l’aide de la main du sauveteur précédemment située au genou

3e temps : Stabiliser la victime

• ajuster la jambe de la victime située au-dessus de telle sorte que la hanche et le genou soient à angle droit                                                                                                                                                                                                                           • ouvrir la bouche de la victime sans mobiliser la tête et sans rabattre le menton sur le sternum
• contrôler en permanence la respiration

En cas d'évolution de la situation rappeler les secours pour leur indiquer les changements observés.

Victime en arrêt cardio respiratoire
COMPRESSION THORACIQUE

Compression thoraciques

Cette technique est indiquée en présence d’une victime en arrêt cardiaque

Le massage cardiaque permet d’oxygéner les organes d’une victime en arrêt cardiaque en rétablissant une circulation artificielle

Quel que soit l’âge de la victime, il convient de :
• l’installer en position horizontale, sur le dos, préférentiellement sur une surface rigide
• se placer auprès d’elle, le plus souvent à genoux
• dénuder la poitrine de la victime, dans la mesure du possible


Chez l’adulte


• placer le talon d’une main au centre de la poitrine, sur la ligne médiane, sur la moitié inférieure du sternum
• placer l’autre main au-dessus de la première en entrecroisant les doigts des deux mains pour éviter d'appuyer sur les côtes
• réaliser des compressions sternales d'environ 5 cm sans dépasser 6 cm tout en veillant à :
• conserver les bras parfaitement verticaux
• tendre les bras
• verrouiller les coudes
• maintenir une fréquence comprise entre 100 et 120 compressions par minute
• assurer un temps de compression égal à celui du relâchement
• entre chaque compression, laisser le thorax reprendre sa forme initiale, sans décoller les mains

Chez l’enfant

• placer le talon d’une main un travers de doigt au-dessus d’un repère constitué par le bas du sternum à la jonction des dernières côtes
• relever les doigts pour ne pas appuyer sur les côtes
• réaliser les compressions sternales comme chez l’adulte en veillant à enfoncer le thorax sur le tiers de son épaisseur soit environ 5 cm
Si la victime (enfant) est grand ou si le sauveteur est petit et n'a pas suffisamment de force, il peut être utile d’utiliser la même technique que chez l’adulte

Chez le nourrisson


• Placer la pulpe de deux doigts d’une main dans l’axe du sternum, un travers de
doigt au-dessus d’un repère constitué par le bas du sternum à la jonction des dernières côtes
• réaliser les compressions sternales à l'aide de la pulpe des deux doigts en veillant à enfoncer le thorax sur le tiers de l’épaisseur soit environ 4cm

Les compressions thoraciques doivent :
• comprimer fortement le sternum
• avoir une fréquence comprise entre 100 et 120 par minute

Il n'y a pas lieu de chercher à réaliser des insufflations artificielles (bouche à bouche) lorsque l'on intervient en secouriste isolé.

Défibrillateur automatisé externe (DAE)
Défibrillateur

Cette technique est indiquée en présence d’une victime en arrêt cardiaque.

Cette technique peut permettre de retrouver une activité cardiaque normale.
Elle est sûre et sans risque même si elle est utilisée par des personnes qui sont peu ou pas formées.

Le DAE doit être utilisé en suivant toutes les indications de l’appareil (schéma, messages vocaux).
Si plus d'un sauveteur est présent, la RCP doit être poursuivie durant l’installation du DAE.
Les compressions thoraciques doivent être interrompues seulement lorsque le DAE indique de ne plus toucher à la victime.

Le centre d'alerte des sapeurs-pompiers sera en mesure de vous indiquer si un défibrillateur est disponible à proximité du lieu de la détresse.

Dans tous les cas, n'abandonnez jamais une victime pour aller chercher un défibrillateur si ce dernier ne se trouve pas à proximité immédiate (quelques secondes). Un témoin peut être mis à contribution.

Chez l’adulte

• Mettre en fonction le défibrillateur
• suivre les indications de l’appareil Ces indications précisent, dans un premier temps, de mettre en place les électrodes
• enlever ou couper les vêtements recouvrant la poitrine de la victime, si nécessaire
• sécher le thorax de la victime s’il est humide
• déballer et appliquer les électrodes, sur la poitrine nue de la victime, dans la position indiquée sur le schéma figurant sur l’emballage ou sur les électrodes
• connecter les électrodes au défibrillateur, si nécessaire
Lorsque le DAE l’indique, ne plus toucher la victime et s’assurer que les personnes aux alentours fassent de même.


Si le défibrillateur annonce que le choc est nécessaire :
• demander aux personnes aux alentours de s’écarter
• laisser le DAE déclencher le choc électrique (défibrillateur entièrement automatique) ou appuyer sur le bouton «choc» lorsque l’appareil le demande (défibrillateur semi-automatique)
• reprendre immédiatement les compressions thoraciques après la délivrance du choc

Cette technique est indiquée en présence d’une victime en arrêt cardiaque.
Cette technique peut permettre de retrouver une activité cardiaque normale.
Elle est sûre et sans risque même si elle est utilisée par des personnes qui sont peu ou pas formées.

Si le défibrillateur annonce que le choc n’est pas nécessaire :
• reprendre immédiatement les compressions thoraciques.

Chez l’enfant ou le nourrisson

La défibrillation doit être réalisée avec des appareils adaptés (électrodes enfants,
réducteur d’énergie…) En l’absence d’un DAE adapté, un DAE «Adulte» peut être utilisé. Les électrodes adultes sont alors positionnées en avant au milieu du thorax pour l’une et au milieu du dos pour
l’autre.
 

La mise en oeuvre du défibrillateur doit :
• être la plus précoce possible
• interrompre le moins possible la pratique des compressions thoraciques

Source : interieur.gouv.fr
Les gestes qui sauvent